Théo Charaf, folk-blues à fleur de peau

Pourquoi écrire un billet de plus sur Théo Charaf, alors que depuis trois mois le monde musical crie déjà partout son admiration pour ce nouveau venu ? L’ensemble de la presse musicale, nationale, régionale, les radios, s’enthousiasment et s’affolent pour ce jeune bluesman à la voix chaude et profonde, pour la finesse de son jeu de guitare et pour son répertoire qui rappelle les plus grands.

Tout a été écrit et bien écrit. Son passé de barman, l’énergie punk au sein de Beaten brats, sa découverte du delta blues, ses maîtres (Skip James, Robert Johnson, Neil Young  …), sa rencontre avec le label Wita records (Automatic city) et avec l’illustrateur-tatoueur-musicien Jean-Luc Navette, …
Voilà des gens qui ont eu du nez.


En effet, que dire de plus ? Moi je sais.

Car si, en ces jours tristes où on ne peut même plus se retrouver pour écouter ensemble, debout assis peu importe, une bière à la main (ou diabolo grenadine c’est comme tu veux), bref, si depuis quelques temps certains comme l’Epicerie moderne ont eu l’excellente idée de diffuser des rendez-vous live-confinés, (dont Théo Charaf avec Raoul Vignal), eh bien moi Théo Charaf je l’ai vu et entendu en vrai. En chair et en os. En voix et en cordes.

Une fin de journée en bord de Saône, juste avant le coucher du soleil. Derniers moments délicieux de l’été qui finit. Il fait un peu frais, des cygnes passent. Il y a une micro-scène sous les arbres de la Maison éclusière de Parcieux, ce nouveau lieu au nord de Lyon qui accueille avec tant de bienveillance artistes et publics de tous âges et de tous horizons.
Petit public (en nombre, j’entends).

Et là, instantanément la voix. Un grain incroyable. Les guitares. L’une, puis l’autre. Blues, folk, en arpèges délicats. Hommage aux maîtres mêlé à ses propres compositions.
Le public en suspension, stupéfait. Douleur, douceur, émotion. Puis enfin, ovation.
La simplicité et la chaleur d’une rencontre.

Alors oui, tout a été dit sur lui. Les bonnes fées qui se sont penchées sur ce jeune musicien lui ouvrent un bel avenir. Ça commence par un premier album qui sort cette semaine, enregistré au studio vintage Electrophonic Recordings. Dont le visuel, sombre, superbe, est signé Jean-Luc Navette. Décidément.

Moi, j’en ai déjà commandé deux. Un pour moi et un pour moi.

Il faut absolument l’écouter maintenant, et en vrai de vrai quand tout ce merdier sera fini.

Sortie le 22 janvier 2021 dans la boutique de Wita records, (et chez les bons disquaires), sur vinyle, plateformes, et peut-être même en CD.

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