Ce n’est pas vraiment du trip-hop, du r’n’b, ni de la coldwave, la chanteuse ne s’appelle pas Björk. C’est pourtant sur les vestiges remodelés de ces influences que se construit l’édifice d’Erotic Market. Fondé en 2011 par le duo Marine Pellegrini / Lucas Granier (ex N’Relax), et rejoints sur scène par deux autres musiciens, Erotic Market produit une pop qui fait buzzer la scène lyonnaise. A la fois acidulée comme une sucrerie, poisseuse et sombre comme le bitume, ils créent une musique ambitieuse et singulière qui tente de « retrouver l’énergie du rock garage, les triturations sonores de l’électro, le groove du hiphop. » (cd1d).
Ils sortent en ce début avril un EP de 5 titres sur Jarring Effect (en vinyle ou digital, le CD c’est so 20° siècle) à découvrir en dépoussiérant votre tourne-disque ou en branchant votre clef USB.
En bonus, un de leur titre remixé par un autre duo lyonnais, Spitzer.
Bernard Dautant est un spécialiste de la folk musique, à la fois guitariste, chanteur et historien du genre.
Il s’est naturellement intéressé au père fondateur du folk contestataire, le légendaire Woody Guthrie et en son hommage, a réalisé un travail à plusieurs facettes (film, concert, conférence).
Né en 1912 dans l’Oklahoma, Woody Guthrie apprend la musique dès le plus jeune âge et se met rapidement à jouer dans la rue afin de survivre. Militant infatigable, il mêle rapidement sa musique aux grands mouvements sociaux de son époque. Sa guitare portera d’ailleurs cette célèbre phrase : « This machine kills fascism ».
Ses chansons protestataires, aux mots aiguisés et aux mélodies prenantes, attirent rapidement les amateurs de country et de folk : les portes de l’Amérique lui sont désormais ouvertes.
Après des années passées sur les routes en troubadour des temps modernes, il s’installe désormais à New York et acquiert alors le statut de légende vivante, influençant des artistes comme Joan Baez, Bruce Springsteen et bien sûr Bob Dylan.
Woody Guthrie décède en 1967 des suites de la maladie de Huntington.
D’un format agréable, les 90 minutes de ce concert/conférence émouvant, animée par Bernard Dautant, sont agrémentés d’extraits du film « Mais où est donc passé Woody ? ».
S’y mêlent également de beaux moments musicaux, avec un récital d’une dizaine de chansons chantées en anglais ou bien adaptées en français.
Cette intervention laisse également la part belle aux anecdotes.
Un témoignage sur la civilisation américaine extrêmement riche et passionnante et plus que jamais d’actualité.
Avec le mythe Guthrie, c’est un moment important de la musique populaire du XXème siècle que l’on redécouvre avec plaisir.
La Médiathèque du Tonkin à Villeurbanne a accueilli cet hommage à Woody Guthrie en 2012 à l’occasion du festival « Les Guitares ».
Cette conférence a reçu un accueil enthousiaste du public, sous le charme de cette évocation d’un songwriter qui a marqué l’histoire du folk de son empreinte.
Pas de phrases compliquées pour nos cerveaux encore embrumés par les agapes rituelles de fin d’année. Point de surcharge en ces temps de crise de foie et d’esprit au point mort…
Donc ! Afin de revitaliser ces oreilles fatiguées par le Petit Papa Noël de Tino Rossi et la milliardième diffusion du Coréen Sautillant (non je ne mets pas de lien pour ceux qui ne voient pas, ça vaut mieux pour la paix de leur âme), rien de mieux que d’écouter Nickel Pressing.
Une basse, un violon, une batterie. « Rugueux, vif, sonique », ce sont eux qui le disent, et j’ai tendance à être d’accord.
Bon, je me tais, et je vous laisse découvrir, ils expliquent très bien ça tout seuls.
P.S. : Parmi les bonnes résolution de 2013, rajoutez une ligne de plus avec une case à cocher : Voir Nickel Pressing en live et bouger ses pieds avec fougue et bonheur.
Fabio Viscogliosi ne détrône peut être pas John Wayne de son titre d’ « homme le plus classe du monde », mais il pourrait concourir pour l’écharpe de dauphin. Ce lyonnais d’origine italienne, touche à tout inclassable, traverse avec une élégance feutrée et un talent incontestable les nombreux domaines de la créations auxquels il se frotte.
Plasticien à ses heures, avec une exposition à la Salle de Bain en 2008, il a également publié deux romans : Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit (2010) et Mont Blanc (2011), ce dernier évoquant la mort de ses parents dans l’incendie du tunnel du même nom. L’animal, dont l’alter ego graphique est un âne à l’allure nonchalante en veston et pantalon de tweed, publie aussi des bandes dessinées au Seuil ou à l’Association.
Et bien sûr, puisque je vous en parle ici, nous avons affaire à un musicien. Il collabore avec The Married Monk ou Yann Tiersen, avant de publier deux albums solo sur le label Microbe: Spazio (2002) et Fenomeno (2007), sur lequel figure une reprise de Lucio Battisti, « Il nostro caro angelo », en duo avec Amedeo Pace du groupe Blonde Redhead. Au fil de ces disques apparaît une musique qui n’est pas sans rappeler les bricolages d’un Robert Wyatt ou d’un Nino Rota lo-fi. Et si Viscogliosi utilise la langue italienne, c’est pour selon lui mieux se mettre en décalage avec ses influences anglo-saxonnes (Bob Dylan, les Beach Boys ou Brian Eno) et brouiller la piste des genres musicaux. Le résultat : une pop délicate et mélancolique, un peu bastringue, très atmosphérique, discrètement mais incontestablement élégante.
Tous les fils se mêlent dans la musique d’Agathe Max : l’exigence de la musique contemporaine, la liberté de la musique improvisée, la douceur de la mélodie pop et la fureur de la noise. Cette violoniste de formation classique a un jour voulu tirer plus de son instrument que ce que lui avait enseigné le conservatoire. Et grand bien lui en a pris.
Le chemin singulier, qu’elle a longtemps parcouru seule avec son violon amplifié et ses pédales d’effets a abouti à la sortie d’un album, This silver string, sur le prestigieux label Table of the Elements, qui publie entre autres la musique de pointures de la musique expérimentale que sont Jim O’Rourke, Tony Conrad, Rhys Chatham ou Derek Bailey.
Assister à un concert d’Agathe Max est une expérience hypnotique et sensuelle, un voyage quasi cinématographique à travers la matière sonore, où l’on ne perd jamais son chemin pendant la traversée. A tenter les yeux fermés.
Les Pan Pan Pan ont bien choisi leur nom, tant leur musique se construit et s’enroule autour de la rythmique assénée par leur batteur tentaculaire, Jonathan Grancollot – le monsieur est aussi connu pour sa participation au projet de free rock Les Marquises.
Deux guitares, une basse et une batterie pour emmener la musique vers les territoires du krautrock, de l’afrobeat, de la transe chamanique et du déhanché fiévreux, pour « tracer une ligne droite et sans escale entre Brooklyn et Ouagadoudgou » (dixit les fins connaisseurs du Sonic)
La video a été réalisée pour le blog rock’n'roll et néanmoins lyonnais Darkglobe.
Peu d’information circulent à leur propos sur les Internets, le mieux étant d’aller les écouter lors d’un de leurs – nombreux – concerts dans les salles pas si obscures de Lyon.
Surf music. Immédiatement apparaissent les vagues, les shorts hawaïens, les sourires des garçons de la plage, la réverb de leurs guitares poussées à fond. Eh bien prenez tout cela, ajoutez-y la sauvagerie d’un Link Wray, un garage (pour le son), des extraits de films, Françoise Hardy, les costumes des Ventures, exposez aux vapeurs toxiques et mutagènes d’une cave proche de Feyzin, et vous obtenez les X-Ray Vision. Le quintet vienno-lyonnais est composé de Davie Hallal, Der Diktator, El Cascador, Pedro Venture et Ricky Bilbao. Ils jouent un surf’n’roll des plus efficaces, inspiré par le son des pionniers du rock des années 50 et 60, aussi bien que par des compositeurs de musiques de films comme Ennio Morricone, John Barry ou Henry Mancini.
Les X-Ray Vision viennent de sortir leur premier album, un vinyl enregistré par le spécialiste local des machines analogiques, le PWL Studio. Ceux qui jettent parfois un œil aux affiches de concerts collées par des hordes sauvages sur nos beaux abribus et murs immaculés auront sans doute reconnu le travail de Der Kommissar sur la couverture .
Ils participent avec 14 de leurs co-religionnaires,(The Taikonauts, The Irradiates, Cannibal Mosquitos…) à la compilation L’appel de la musique surf , fraîchement sortie chez Impossible Records, qui regroupe le dessus de la vague des groupes de surf hexagonaux.
SUISSA Dernière minute: Le concert de Bob Solo /Suissa du 25 mai à Caluire est annulé. Rendez-vous avec Suissa dans un projet "especial" au festival Woodstower, au Grand Parc, 24-25 août.
EXQUISITE: Demain soir, le magazine FAT Mag fête ses six mois d'existence en très bonne compagnie ! Exquisite, popjazz lyonnaise, sera de la partie ! Toutes les informations sur le FB [...]
Nickel Pressing: Les locaux Nickel Pressing sont en concert au Grrrnd Zero vendredi 19/04, avec les excellents Gablé. Un des derniers concerts avant destruction totale des lieux !
Mensch: Concert du 16/11 annulé, reporté au 8 février, à la médiathèque de Rive de Gier. On en reparlera...
Toï Toï le Zinc, Villeurbanne: vendredi 14 décembre 20h30 les Fidji Phoenix Sisters + Suissa / samedi 15 décembre 20h30 Des fourmis dans les mains / vendredi 21 décembre 20h30 Ibrahima Cissokho et le [...]