Le festival lyonnais les Nuits Sonores fête cette année son dixième anniversaire et a eu la bonne idée de donner carte blanche à sa ville natale. Après Manchester, New York ou Berlin, c’est donc Lyon qui est mise à l’honneur.
Forte de plusieurs structures d’importance agissant dans le domaine des musiques électroniques, la capitale des Gaules n’a pas à rougir de sa scène locale maintenant très implantée. Outre les labels Jarring Effects, Ultimae, Bee records et In Finé (le label d’Agoria depuis délocalisé) de renommée internationale, Lyon peut défendre une culture electro à travers une multitude d’autres artistes. Parmi eux il serait dommage de passer à côté de ceux-ci :
Vophoniq est un artiste lyonnais dont le deuxième album sort le 21 mai sur le label lyonnais Dawn records. Il produit une musique athmospérique proche de la deep house.
A voir Vendredi 18 mai à la Sucrière à partir de 21h30.
Scratch Bandits Crew, groupe venu du hip hop et actif depuis 10 ans sur la scène lyonnaise, produit un trip hop onirique à base de scratchs et de collages aux ambiances jazz, rock et soul. Ce trio (Supa-Jay, Geoffresh et Syr) vient de sortir leur très remarqué deuxième album éponyme.
Scratch Bandits Crew – Heart Beat (official video) par scratchbanditscrew
A voir vendredi 18 mai aux Anciennes Usines Brossette (7ème) à 21h45.
Paral-lel, duo formé par Slush co-fondateur du label Bee records, produit une techno plus drue entre hard tech et breakcore. Leur nouvel album « Riding the square wave » est sorti en début d’année, certains titres sont en écoute sur leur Myspace. Le groupe fera parti du circuit électronique le jeudi 17 mai au Sound Factory (9ème) de 1h à 2h.
Jay Weed, producteur installé depuis une petite dizaine d’année, mène un projet hybride entre grime, house et dubstep.
A voir samedi 19 mai aux Anciennes Usines Brossette à partir de 3h30.
Enfin pour le côté indie rock du festival, le groupe Zëro est une figure de la scène noise lyonnaise. Evoluant entre post rock et pidouillages électroniques, leur dernier album « hungry dogs (in the backyard) » est sorti l’année dernière.
A voir samedi 19 mai à l’Hôtel Dieu à 15h45.
Plusieurs autres projets originaux rendent hommage à la scène locale.
-L’édition par Dawn records d’une compilation « Local Heroes » regroupant une bonne partie des protagonistes de l’édition 2012, disponible sur les stands du festival.
-Une exposition de l’incontournable photographe Richard Bellia sera visible dès le 17 mai à la Galerie des Terreaux (12-19h). L’historien du rock par l’image a photographié 20 figures historiques de la scène lyonnaise.
Enfin deux évenements de taille rendront hommage au précurseur des musiques électroniques en France et lyonnais d’origine : Jean Michel Jarre.
D’abord Jean Michel Jarre, lui même sera présent le mercredi 16 mai à 14h à l’Hôtel de Ville (sur invitation). Invité par le Red Bull Music Academy, il s’entretiendra de son travail, de son expérience et proposera une installation sonore.
La soirée d’inauguration sera l’occasion de vivre en direct l’oeuvre Oxygène revisitée par trois artisans de la scène electro lyonnaise : Danger, Acid Wash et Arandel. A voir donc le mercredi 16 mai à l’Hôtel Dieu à partir de 20h.









